LOGOS - #4 : Agnès maîtresse des sionistes

Chapitre 8 : Tchao frangin !

 

L'agent Logos se réveilla ligoté sur une chaise de dentiste, au milieu de la grande salle du donjon de la mystérieuse maîtresse Dominax. D'où il était, dans le sous-sol d'un sex-shop de la rue Saint-Denis, il savait que personne ne l'entendrait crier. On lui avait mis une boule en cuir dans la bouche et on avait disposé son siège au-dessus d'une plateforme amovible, au-dessus d'un bassin d'huile bouillante. 

- Alors, agent Logos, lança une voix féminine cinglante, êtes-vous prêts à assouvir tous vos fantasmes ? 

Notre héros faillit s'étrangler en voyant pour la première fois la terrible Dominax, dans sa tenue en cuir cloutée et sa cagoule de Catwoman. Elle avait deux hommes nus à ses pieds, qu'elle tenait en laisse. Celle-ci s'approcha de lui, sa cravache à la main, montant les marches d'acier qui menaient à la plateforme. Elle prit un couteau et déchira la chemise de notre héros, qu'il venait d'acheter chez son tailleur, et commença à caresser la poitrine de notre héros.

- Quels sont tes désirs les plus profonds ? susurra-t-elle. Que veux-tu ? Des putes nègres ? Des animateurs de chez Canal+ ?... Non, je sais : des vieux Juifs !... Je suis sûr que c'est ça que tu aimes... Tu es tellement dégueulasse...

Elle lui lécha le visage de sa langue piercée puis s'éloigna, ses talons-aiguilles frappant le sol. Ses deux esclaves attendaient en silence, prosternés. Elle les frappa dans les côtes : 

- Allez, coucouche panier, maîtresse est lassée de vous voir. Allez-vous en avant d'être cravachés. 

L'un d'eux mit trop de temps à partir et se reçut, pour son plus grand plaisir, des coups supplémentaires dans le dos. De les avoir tant frappés, Maîtresse Dominax se léchait la lèvre supérieure. 

L'agent Logos avait beau forcer sur ses liens en cuir, il ne pouvait les détacher.

Les deux esclaves sortis, la dominatrice se retourna vers lui : 

- Mais parlons de choses sérieuses...

Sa voix avait changé soudain. Elle n'était plus cassante et ironique, elle était presque étranglée par un sanglot. L'agent Logos n'en crut pas ses yeux, en voyant la sadique retirer sa cagoule et laisser jaillir sa chevelure blonde. 

- Hmmmaghhhnsss...

- Oui, fit-elle, rageuse, c'est bien moi. 

Elle avait les yeux rougis. 

- Agnès, ta propre soeur, qui ourdit sa vengeance depuis des années, frangin !... Agnès qui s'est associée avec le docteur Jakubowitz et toute sa clique pour te nuire et t'humilier jusqu'au bout. J'ai même dû approcher ce goret suintant de LLP pour obtenir des informations sur toi. Et maintenant, je vais te faire payer pour avoir sali le nom de nos parents ! Ce soir, nous allons jouer dans mon donjon. Pour toi qui as toujours jalousé ma réussite au cinéma -tu sais ce milieu noyauté par les youpins sionistes-, j'ai appelé ce jeu : "Tchao frangin !" Tu seras mon pantin ! Hilarant, n'est-ce pas ! 

Elle commença à promener sa cravache sur les cuisses du Master et remonta doucement vers son entrejambe.

- Je suis certaine que ça va te plaire. Entrez mesdames ! 

Cinq portes s'ouvrirent tout autour de la pièce et des femmes de tout âge entrèrent. Il y en avait au moins une cinquantaine, toutes d'un certain âge.

- Et il y en a dix fois plus qui attendent derrière, frangin ! Ce sont toutes les femmes que tu as draguées dans les années 80 ! Je ne dis pas celles avec qui tu as couchées, bien sûr, sinon elles se compteraient sur les doigts de la main ! 

Elle éclata d'un grand rire fou. 

- Je parle de toutes celles que tu as cru baiser, espèce de mythomane ! Et là, ça fait beaucoup ! J'aurais pu inviter toutes les femmes du Marais déjà ! Toutes celles à qui tu as rêvé de sortir ta queue de chevalier Bayard de l'hélleno-christianisme ! 

Et elle ponctua sa phrase d'un grand coup de cravache sur ladite queue. 

L'agent Logos faillit s'évanouir de douleur. Il crut que ses yeux allaient être arrachés à leurs orbites. Toutes les femmes s'étaient mises en rond autour de lui. Elles tenaient chacune une arme, un instrument, comme une pince, une casserole, un vilebrequin, un coupe-papier ; d'autres un stylo bic, un fer à souder...  

- Nous allons bien nous amuser ! Crois-moi frangin, nous allons nous amuser comme des folles ! Chacune à leur façon, minauda-t-elle, elles vont pouvoir te faire très très mal. 

Notre héros commençait à sérieusement transpirer. 

- Mais attends, voici le clou du spectacle. 

Un homme entra : c'était le gros Salim, habillé seulement d'un pagne, un gros tatouage "Dominax" sur la poitrine. Il tenait un chien en laisse, une sorte de cocker au poil noir.  

- Tu ne le reconnais pas ? lança Agnès. C'est normal... Mais laisse-moi te dire que tu as bien connu son père ! 

Horrifié, le Master venait de comprendre avant même que sa soeur ne lui lance, jubilant d'une joie démente : 

- Laisse-moi te présenter Poupeto Jr !... Viens ici, chienchien.

Cette fois, le Master ne savait vraiment pas comment il allait se tirer de cette situation...

 

 

 Chapitre 10 : Dans la tête du Master

 

 

Il y avait 36 heures que les sévices duraient. 

- Tu es à Guantanamo ici, susurrait le fielleux LLP en remettant des pinces sur les charbons rouges. Tu es là où tous les dégénérés de ton espèce de sodomites donneurs de leçons devraient finir. Là où tous les sionistes, les tarés, les ordures comme toi méritent de finir pour abjurer leur foi satanique ! 

Un coup de fouet claqua soudain à l'entrée de la pièce. C'était Agnès qui revenait. 

- Assez joué, Salim. Laisse-nous. Il est l'heure pour toi de ta séance : tu pars dans ta chambre capitonnée pour écouter Skyrock. 

- Non pitié maîtresse ! 

- Dépêche-toi, tu es puni, grosse larve ! Et file, sinon je double le temps d'isolement !

Rageux, le gros Salim n'eut pas d'autre choix que de sortir, escorté par Joss et Joe Dalton. 

- Je me suis bien amusée depuis trois jours, dit Agnès à son frère, le visage tuméfié, le corps recouvert de plaies, mais ta souffrance physique ne suffit pas. Je veux que les gens sachent la vérité sur toi, une bonne fois pour toutes. Regarde...

Elle alluma un grand écran mural : on voyait une grande salle de conférence. 

- Tu reconnais ? C'est là que tu as fait ta conférence où tu as fini en chialant comme une mauviette. Remarque, c'est la seule où tu as eu l'air à peu près humain. 

La salle commençait à se remplir. 

- Nous avons piraté E&R et nous avons annoncé une grande conférence à tous tes fans. Pour être crédible, on a fabriqué une fausse affiche avec Cheikh Imran Hossein, mis une PAF de 5€, on a amené des t-shirts, tes DVD de leçon de boxe et tout... Mais le spectacle va être un peu différent cette fois-ci : nous allons montrer à tes fans ce que tu as réellement dans la tête. 

Elle claqua des doigts : deux frères jumeaux au visage difforme entrèrent. Ils avaient d'énormes têtes presque carrées, de grosses joues plates, d'énormes mentons.

- Je me suis adjoint les services de deux inventeurs de génie, Igor et Grischka. Ils ont mis au point un appareil étonnant, qui permet d'extraire les pensées des gens et de les projeter sur un écran, en qualité HD !

Elle mit sur la tête du Master un casque branché à toutes sortes de câbles. Ces câbles menaient à un PC portable. 

- Leur logiciel va extraire tes fantasmes et les uploader en direct. C'est beau la technologie décidément ! Et tes fans vont découvrir le film en même temps que nous.

Igor fit quelques règlages sur l'ordinateur, pendant que Grischka vérifiait les attaches du casque et les fils. Il fit signe que c'était bon. 

Agnès pianota sur l'ordinateur : cela plongea la salle de conférence bordelaise dans le noir et déroula un grand écran de cinéma. Jacques Grimault entra et vint s'asseoir au bureau. Il caressa ses cheveux filasses et gras de vieille blondasse et dit au public : 

- Vous allez voir une preuve étonnante de la théorie des Anciens. Sur cet écran va se dérouler le grand cycle cosmique de l'esprit d'un homme que vous connaissez bien. Nous allons partir explorer la pyramide du Logos inter-millénaire.

Igor activa la machine. Grischka fit une piqûre dans le bras du Master et celui-ci perdit connaissance. L'écran s'alluma. Il y eut d'abord des taches colorées, puis elles devinrent de plus en plus précises. Le son était assez mauvais, comme sur une vieille bande d'actualité qu'on voyait au cinéma dans les années 30, l'image craquelait par moments, mais on discernait nettement ce qui se passait : 

Des chants nazis retentissaient et on voyait des troupes allemandes entrer dans Paris, saluées par des choeurs de l'armée rouge. Hitler descendait de sa jeep et allait saluer Staline sous l'arc de Triomphe. Ils se tombaient dans les bras et de grosses lettres s'affichaient à l'écran : "Égalité et réconciliation !"

Staline et Hitler descendaient les Champs-Elysées en se tenant par la main, l'air très amoureux, et on entendait Edith Piaf chanter "Sous le ciel de Paris / S'envole une chanson..." Des deux côtés de la grande avenue, des T-Rex s'inclinaient au passage des deux dictateurs. Place de la Concorde, on avait dressé de grands bûchers. Des soldats faisaient avancer à la file la population juive de Paris, des animateurs de télé, des Femen, des hommes politiques, tous raflés chez eux quelques heures auparavant.

La nuit tombait. Des hommes aux grandes cagoules pointues approchaient des bûchers avec des torches et y mettaient le feu, alors que retentissait la charge des Walkyries de Wagner. Le premier à y passer était Marc-Edouard, qui avait droit à son bûcher à part, où on avait jeté tous ses livres. Sur sa croix, on avait gravé "Enfoncez bien les clous !".

On avait mis à bas l'obélique de la Concorde pour le remplacer par une grande quenelle. Près de là, les gendarmes effectuaient une rafle au Crillon, où se tenait le dîner du Siècle, et toutes les élites franc-maçonnes de la capitale étaient sorties sur le trottoir et exécutés en quelques rafales. 

Dieudonné passait au pas de l'oie, en uniforme et casque à pointe et quand un condamné se plaignait, lui hurlait : "Ferme-là !"

Puis on mettait le feu au bûcher et on y jetait les condamnés les uns après les autres. 

- En plein air, disait le professeur Faurisson d'un ton approbateur, voilà comment on aurait dû faire pendant la guerre. Bien plus efficace que dans ces chambres pas hermétiques. Je l'ai toujours dit...

On voyait le Master pleurer de joie devant cet holocauste. Une raie de lumière tombait du ciel et, nimbé de lumière, Jésus apparaissait à sa droite, lui mettait la main sur l'épaule et pleurait aussi, alors qu'un "Avé Maria" s'élevait dans les airs.

L'image ralentissait, on la voyait image par image, puis le film s'arrêta. 

La lumière se ralluma à Bordeaux. 

Le public sortit tranquillement dehors. Sur le trottoir, des jeunes discutaient : 

- C'était pas mal franchement, j'ai bien kiffé. 

- C'est trop genre les vieux films quoi ! Mon père il veut tout le temps qu'on regarde ça sur Arte !

- Ouais mais là c'était bien fait, franchement. 

- Et toujours Dieudo. Trop fort ! "Ferme-là ! Ferme-là à tout jamais !"

- Il me fait trop goleri franchement ! Et Faurisson, il est kiffant. 

- Allez ciao les gars, je me rentre. 

- Tu fais quoi ce soir ? 

- Chais pas, je vais me faire un Call of Duty

- Ok, c'est calme. Allez, ciao !"

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