Portrait de la Libre Panse (en slip)

"J'imagine tellement la Libre Panse lorsqu'il vomit ses articles, en slibard puant, avachi et transpirant de la raie du cul dans son fauteuil de bureau en skaï achete en promo à Office Dépôt, volets fermés pour échapper à la chaleur marseillaise ; alternant rédaction et visites sur Youporn sans prendre la peine d'aller se laver la pine de la journée. De temps à autre, il se traîne tel Jabba the Hutt vers son frigo pour entamer sa troisième bouteille de Coca depuis le matin, avant de réaliser qu'il a desormais plus la dalle que la flemme de sortir, et qu'il a de toute façon fini son paquet géant de Chocapics.


Alors seulement peut-il prendre la peine de s'habiller pour aller chercher son DoMac, de se laver même parce qu'il va devoir interagir avec d'autres humains et qu'il espère secrètement que la petite rebeu derrière le guichet à qui il a reussi à dire qu'il était "écrivain" la dernière fois (le DoMac était vide un mardi à 15h52) se souviendra de lui. Peut-être même aura-t-elle trouvé sur internet certaines de ses diatribes, de ses pamphlets, où il défend l'honneur de la femme musulmane dans ce monde de satanistes et dégénérés. Mais il ne la verra pas aujourd'hui car elle a cours ; ou peut-être se fait-elle explorer la cage à merde par un sexe veineux, alors que celui de ce pauvre Salim ressemble à un misérable champignon vénéneux poussant sur un vieux tronc entre deux broussins, un jour humide de juin. Ça l'énerve et ça l'excite rien que d'y penser. Mais par-dessus tout, ça lui donne la force et l'inspiration de retourner sur son fauteuil en skaï.


La vie de la Libre Panse, c'est la souille à tous les niveaux."

Portrait de la Libre Panse (en slip)
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